des Finance de la France. 99
n’eft pas garante de l’exaditude des paye-ments : les anciens receveurs généraux n’enrépondoient point non plus ; mais plufieurscapitalises l’imaginoient, & cette opinionétoit favorable au crédit des refcriptions. En-fin , depuis deux mois, il fe fait très-peude négociations ; c’eit un fait que le mi-nière peut vérifier lui - même, en interro-geant ceux qui font chargés des fervices,& l’agent de change du tréior royal. Quandà l’économie, qui déjà n’étoit pas confidé-rable,on peut la rendre à-peu-près nulle,en diminuant un peu les taxations qu’on ac-cordoit autrefois aux quarante - huit rece-veurs généraux. Au refte, toutes les an-ciennes idées fur l’étendue des fonds dontils jouilfent, doivent être abfolument con-tredites par l'examen de la caiife dé la nou-velle compagnie : on ne peut difconvenir ,que le précédent miniltre des finances n’eneut tiré, dès les premiers mois de l’exer-cice, quelques millions de fecours extraor-dinaires; mais à fa retraite , la compagnie
G %