des Finances de la France. 97
Ce font ces quarante - huit receveursgénéraux revêtus d’un office, & ayant cha-cun une caiffe particulière, que j’avois pro-pofé au Roi de fupprimer , en réunifiantleurs différentes fondions à une feule com-pagnie , compofée de douze perfonnes agifffant colledivement, & n’ayant qu’une feulecaiffe.
Cette inftitution a été changée depuis maretraite du miniftere, & l’on a rétabli lesquarante - huit charges de receveurs géné-raux. A-t-on bien fait? c’eft ce qu’il eft im-portant d’examiner ; & pour rendre Une pa-reille queftion un peu plus intéreffante , jeferai fervir cette difeution au développementd’une vérité digne de beaucoup d’attention :c’eft que prefque toutes les propofitions enmatières de finance ont tant d’alpeds diffé-rents, qu’on n’eft jamais à l’abri d’erreurs,toutes les fois qu’on fe détermine fur le rap-port d’un petit nombre de perfonnes, gui-dées par le même intérêt : car elles fonttoujours en état de préfenter plufieurs rai-
Tomc I, G