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1 (1784)
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77
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des Finances de la France. 7/

Les deux objets de dépenfe que je viensde citer j le premier de 7 millions 100 mille

lannée moyenne des fix, comme je lavois établi, mais furchacune prife féparément : cependant ces deux maniérés nereviennent point au même pour les intérêts du Roi, quandles rcmifes accordées aux régiiTeurs fur laugmentation desproduits font progrelfivcs ; ceft-à-dire, quand elles font plugfortes fur le fécond million daccroifiement que fur le pre*mier, fur troifieme plus que fur le fécond, & ainfi de fuite.

Rendons cette idée fenfible par une fuppolitioii exagérée.

La première année, il y a un accroiffement dun million dansle produit des droits recouvrés par les régifieurs.

La fécondé, il y en a un de cinq millions.

Alors, files régifieurs ont un fol pour livre de plus par chaquemillion daugmentation, & que leur compte foit réglé annéepar année, ils gagneront 50 mille livres la première année &750 la fécondé , en tout 800 mille livres pour les deux années.

Réunifions maintenant enfemble laccroifiement du produitdes droits pendant ces deux années, pour en former une an-née commune j cet accroiflement fera de trois millions poufchacune, & le profit des régifieurs à raifon dun fol fur lepremier million, de deux fur le fécond, & de trois fur letroifieme, fera de 300 mille livres par année ; ce qui fera600 mille livres pour deux ans, au lieu que ce bénéfice eutété de 800 mille livres, en fuivant lautre maniéré de calculer.

Cette explication, quoiquun peu longue & difficile à faifir,neft pas indifférente ; ne fut - ce que pour montrer, par unfeul exemple, quil faut une attention finguliere de la partde ladminiftration pour ne point ségarer au milieu du laby-rinthe de la finance.