des Finances de la France. f9
Certes, de tels raifonnements rendroientPadminiftration bien facile, & il ne faudraitpas une grande érudition pour fe trouvercontent de foi-même, & pour devenir in-différent à tous les projets d’amélioration.Mais ce n’eft point ainfl qu'on doit mefurerles devoirs des Gouvernements; il faut bienplutôt chercher ce qui eft le mieux par-tout,& s’efforcer d’en approcher. Alors, chez lesAnglois, ce ne ferait ni leurs impôts exceffifs,ni leurs paris, ni leurs jackcts , que l’onvoudrait imiter: alors on y remarquerait plu-tôt , & ces inffitutions tutélaires qui affurentau plus haut degré la liberté civile , & cettemain fecourable que la loi tend aux accufés,& ce crédit immenfe qui fe fondent au mi-lieu des plus grandes agitations, & cetteréunion d’efforts dans l’adverfité, & ce pa-triotifine fans chimere & fans illufion, &cette influence de la nation fur ceux qui gou-vernent, & ce refpeél qu’on efl: forcé d’avoirpour elle, & tant d'autres effets encore d’uneeonftitution, qui prefque feule dans Puni-