cxlij Introduction.
que des égarements de l’amour-propre &de fes prétentions déréglées ; & ces mêmespallions, qui dans la fociété anmfent quel-quefois par des formes piquantes ou va-riées , ne vous parodient plus en malfequ’un groupe uniforme & confus, dontvous ne diftinguez plus les figures. Que fil’on obferve encore un miniltre dans lesautres jouiflances de vanité qu’il s’elt pro*mifes , on le verra pareillement trompédans fes efpérances : habitué promptementà l’éclat de fon nouveau rang , les objetsdont il étoit le plus frappé , lorfqu’il lesappercevoit dans l’éloignement, celfent del’éblouir quand il s’en rapproche : on di-roit que le point de vue fous lequel il lesconlidéroit, a tout-à-coup changé : placédans le fond du théâtre , les beautés dela fcene dilparoiifent à fes yeux ; il n’ap-perçoit plus que les fpedateurs, & tousleurs mouvements l’inquiètent.
Enfin, s’il vient a perdre là place , fansavoir acquis pendant fon minillere une