cxxxvj Introduction.
hommes, & avoir participé de quelque ma-niéré , aux petites pallions qui les agitent :mais comme les Princes n’ont befoin decaptiver perfonne , comme on ne s’occupepoint des autres devant eux , ils ont rare-ment occafion de luivre, ou d’étudier ledéveloppement d’un art qui ne leur eft ja-mais néceft'aire, & qu’ils dédaignent d’ob-ferver.
On plaint quelquefois un bon miniftre,lorfqu’il eft la vidime d’une intrigue; maisquand on réfléchit que ces attaques plusou moins obfcures, font prefque toujoursconduites par les ennemis qu’il s’eft faiten défendant les intérêts de fon maître,& en fe tenant à fes devoirs , ce font alorsles Princes qu’il faut plaindre encore da-vantage. Cependant, je le penfe , un mi-niftre fort de la vérité, pourroit fans aucunart , déjouer aifément toutes ces préten-dues habiletés. Cette opinion furprendrapeut-être de nia part; mais qu’on ne perdepoint de vue la pofltion particulière dans