comme on ne s’attache pas à la plante in*fenüble qui fournit un remede àlnos maux*on ne fait pas admirer long-tems l’hommequi fait de grandes chofes, fans avoir ungrand caradere.
Le traité des Pyrénées & celui de Weftpha-lie, devroient fuffire pour rendre à jamaiscélébré le miniftre qui les a conçus ; maisaux époques mêmes où l’on a fenti davan-tage l’utilité de ces chefs-d’œuvre de politi-que, on en a joui , fans prelque y réunirle nom de Mazarin. C’eft que ce mi-niftre , indifférent à tout, femble commeétranger à fon adminiftration, & qu’on nefait comment lier à fon idée aucune concep-tion grande & profonde. Non loin de lui,Richelieu, qui par fon caradere paroît àla hauteur de fes adions , en conferve enentier la gloire. Et Louis XIV, uniquementpeut-être, par le fentiment ou l’air de gran-deur qu’il mêloit à fes difcours & à fes dé-marches , s’eft en quelque maniéré, appropriétoute l’illuftration de Ion fiecle. Enfin, pour