xlij Introduction.
les adions aux loix de la fagefie, feratoujours le plus grand refiort des Gouver-nements, & la première vertu d’adminiftra-tion. Car à quoi fcrviroient le génie quitonne les plans, la prudence qui les réglé»la dextérité qui les fait adopter , fi parfoibîelfe de caractère on les abandonnoitdès les premiers pas ? A quoi ferviroientl’efprit & les lumières, fi l’on étoit toujoursprêt à agir contre fa penfée ; ou fi l’onmanquoit de cette volonté qui fait com-mencer & pourfuivre , combattre & perfé-vérer ?
Il elt encore un genre de foibleiïe en ad-miniftration, dont on eft inftruit par de fré-quents exemples ; c’elt cette flexibilité decaradere, qui entraîne un adminiltrateurà dénaturer fon propre ouvrage, en confen-tant à des exceptions , ou à des modifica-tions qui en altèrent l’efprit & les principes.Cette efpece de foibletTe eft peut - être laplus dangereufe de toutes ; car l’adminiftra-tcur, qui fouvent en rougit lui - même en