Introduction. xxxix
à combattre , que la tagefte eit nécellaire.Il n’eft pas permis de faire des fautes à ce-lui qui n’a pour appui que fa conduite ;à celui qui, pour ainli dire, doit forger lui-même fes armes , & élever de fes mains lerempart qui doit lui fervir de défenfe. Com-bien n’ett - il pas de difficultés pour unadminiftrateur qui n’a qu’une fécondé puif-fance? il en eit dans les chofes; il en eltdans le caradere des hommes qui doivent leprotéger & le foutenir; il en eft dans leursdifpofitions ; il en elt que le public apper-çoit , mais un plus grand nombre encorequ’il ignore, & dont on ne peut jamais l’inf-truire.
Il faut favoir furmonter ce genre M’obf-tacles ; Til faut favoir diftinguer les momentsqui conviennent à la fermeté , & ceux oùla patience & le ménagement font nécef-faires. C’eft la fagefTe encore qui tempèrel’adivité dangereufe d’unf adminiftrateur, enl’aftreignant à régler l’ordre & la fuccef-fion de fes opérations, de maniéré qu’el-