XXIV
Introductions
national affoibli par la crainte, ne laifïe pasaux peuples l’eflbr néceflaire, pour exami-ner , applaudir ou critiquer les loix qui lesintéreffent.
Ce n’eft donc peut - être qu’en France »où par un mélange heureux de liberté , defenfibilité & de lumières , & par le fouve-nir de tant de maux dûs à l’adminiftrationdes finances , le bon miniftre peut jouir àchaque inftant du fruit de fes travaux.Les François font fufceptibles de tous lesmouvements de l’ame qui tiennent à l’affec-tion & à la confiance ; & c’eft par la fautede l’adminiftration , qu’un naturel fi propreau patriotifme , y eft fi rarement appliqué ,& que cette grande veçtu, qui dans l’étatde fociété doit fervir de foutien à toutes lesautres, n’a jamais jeté que de foibles ra-cines.
C’était pour exciter cet efprit public,c’étoit pour lier les peuples au gouverne-ment par le fentiment du bonheur & de laconfiance, qu’indépeudamment de tant d’au-