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Introduction. 5uij
grande vérité dont je prends ici la défenfe,je me permettrai d’ajouter que , dans lesderniers tems de mon adminiilration, j’aivu manifeftement cet efprit public fe pré-parer & fe former. J’oferois vous appelleren témoignage , vous qui, loin des agita-tions de la capitale , êtes de meilleurs jugesde l’opinion & de fes progrès. Pour moi,je puis alfurer que j’étois tellement convaincudes relfources qu’on auroit pu tirer de cesheureufes & fécondes difpofîtions, que fou-vent je m’en fuis furpris ému; fur-tout lorf-que je réfléchiflfois, qu’éloigné du Confeil,je ne pouvois prévoir ni l’étendue des dé-penfes, ni leur deftination, ni le terme deleur durée , & que je devois chercher à raf-fembler des moyens immenfes, fans avoiraucune part aux délibérations qui les rert-doient néceflfaires.
Ici cependant, l’on commence à décou-vrir une vérité importante ; c’eft que l’ad-minillration des finances peut avoir la plusgrande influence fur les vertus fociales, &