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1 (1813)
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DE LA POÉSIE ALLEMANDE.

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jours nouvelle et toujours la même. La~nagerie de Lily , le Chant de noce dans le vieuxchâteau , peignent ces animaux, non commedes hommes, à la manière de La Fontaine,mais comme des créatures bizarres dans les-quelles la nature sest égayée. Goethe saitaussi trouver dans le merveilleux une sourcede plaisanteries dautant plus aimables, qu-aucun but sérieux ne sy fait apercevoir.

Une chanson, intitulée V Elève du Sorcier,mérite dêtre citée sous ce rapport. Un dis-ciple dun sorcier a entendu son maître mur-murer quelques paroles magiques, à laidedesquelles il se fait servir par un manche àbalai : il les retient, et commande au balaidaller lui chercher de leau à la rivière pourlaver sa maison. Le balai part et revient,apporte un seau, puis un autre, puis un au-tre encore, et toujours ainsi sans discontinuer.Lélève voudrait larrêter, mais il a oubliéles mots dont il faut se servir pour cela : lemanche à balai, fidèle à son office, va tou-jours à la rivière, et toujours y puise de leaudont il arrose et bientôt submergera la mai-son. Lélève, dans sa fureur, prend unehache et coupe en deux le manche à balai:alors les deux morceaux du bâton devien-