DE LA POÉSIE CLASSIQUE.
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sers ici dans une autre acception, en consi-dérant la poésie classique comme celle desanciens, et la poésie romantique commecelle qui tient de quelque manière aux tra-ditions chevaleresques. Cette division serapporte également aux deux ères du monde;celle qui a précédé l’établissement du chris-tianisme, et celle qui l’a suivi.
On a comparé aussi dans divers ouvragesallemands la poésie antique à la sculpture,et la poésie romantique à la peinture ; enfinl’on a caractérisé de toutes les manières lamarche de l’esprit humain, passant des re-ligions matérialistes aux religions spiritua-listes, de la nature à la Divinité.
La nation française, la plus cultivée desnations latines, penche vers la poésie clas-sique imitée des Grecs et des Romains, Lanation anglaise, la plus illustre des nationsgermaniques, aime la poésie romantique etchevaleresque, et se glorifie des chefs-d’œuvre qu’elle possède en ce genre. Jen’examinerai point ici lequel de ces deuxgenres de poésie mérite la préférence : ilsuffit de montrer que la diversité des goûts,à cet égard, dérive uon seulement de causes