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1 (1813)
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LA LITTERATURE ET LES ARTS.

a-t-il dans un homme qui puisse en intéresserun autre ?

Goethe na plus cette ardeur entraînantequi lui inspira Werther ; mais la chaleur deses pensées suffit encore pour tout animer.On dirait quil nest pas atteint par la vie, etquil la décrit seulement en peintre : il at-tache plus de prix maintenant aux tableauxquil nous présente quaux émotions quiléprouve ; le temps la rendu spectateur.Quand il avoit encore une part active dansles scènes des passions, quand il souffrait lui-même par le cœur, ses écrits produisoientune impression plus vive.

Comme on se fait toujours la poétique deson talent, Goethe soutient à présent quilfaut que lauteur soit calme, alors mêmequil compose un ouvrage passionné, et quelartiste doit conserver son sang-froid pouragir plus fortement sur limagination de seslecteurs : peut-être nauroit-il pas eu cetteopinion dans sa première jeunesse; peut-êtrealors étoit-il possédé par son génie, au lieuden être le maître; peut-être sentoit-il alorsque le sublime et le divin étant momentanésdans le cœur de lhomme, le poète est infé-