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1 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

“ J'ai vu.Oh ! dites-moi, étoit-ce le pré-

“ sent, ou contemplois-je ravenir? J’ai vu“ la muse de la Germanie entrer en lice“ avec la muse anglaise, s’élancer pleine“ d’ardeur à la victoire.

“ Deux termes élevés à l’extrémité de la“ carrière se distinguoient à peine, l’un om-“ bragé de chêne, l’autre entouré de pal-“ miers (1).

“ Accoutumée à de tels combats, la“ muse d’Albion descendit fièrement dans“l’arène; elle reconnut ce champ, quelle“ parcourut déjà dans sa lutte sublime avec“ le fils de Méon, avec le chantre du Capi-“ tôle.

“ Elle vit sa rivale, jeune, tremblante,“ mais son tremblement étoit noble : l’ar-“ deur de la victoire eoloroit son visage, et“ sa chevelure d’or Dottoit sur ses épaules.

“ Déjà, retenant à peine sa respiration“ pressée dans son sein ému, elle croyoit en-“ tendre la trompette, elle dévoroit l’arène,“ elle se penchoit vers le terme.

“ Fière d’une telle rivale, plus fière d’elle-

(1) Le chêne est l’emblème de la poesie pntriotifpie, et lepalmier celui de la poésie religieuse qui vient de l'Orient.