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1 (1813)
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DES UNIVERSITÉS ALLEMANDES.

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tés possédoient des biens en propre, commele clergé; elles avoient une juridiction àelles ; et cest une belle idée de nos pères quedavoir rendu les établissements déducationtout-à-fait libres. Lâge mûr peut se sou-mettre aux circonstances ; mais à lentrée dela vie, au moins, le jeune homme doit puiserses idées dans une source non altérée.

Létude des langues, qui fait la base delinstruction en Allemagne, est beaucoup plusfavorable aux progrès des facultés dans len-fance, que celle des mathématiques ou dessciences physiques. Pascal, ce grand géo-mètre, dont la pensée profonde planoit sur lascience dont il soccupoit spécialement,comme sur toutes les autres, a reconnu lui-même les défauts inséparables des espritsformés dabord par les mathématiques : cetteétude, dans le premier âge, nexerce que lemécanisme de lintelligence ; les enfants quelon occupe de si bonne heure à calculer per-dent toute cette sève de limagination, alorssi belle et si féconde, et nacquièrent point àla place une justesse desprit transcendante;car larithmétique et lalgèbre se bornent ànous apprendre de mille manières des propo-sitions toujours identiques. Les problèmes

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