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1 (1813)
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DE LALLEMAGNE.

aimé les arts plus que la littérature, quilsne gênoient pas, mais qui leur étoit étran-gère. La musique est cultivée générale-ment en Saxe, la galerie de Dresde rassem-ble des chefs-dœuvre qui doivent animerles artistes. La nature, aux environs de lacapitale, est très pittoresque, mais la sociétény offre pas de vifs plaisirs; lélégancedune cour ny prend point, létiquette seulepeut aisément sy établir.

On peut juger par la quantité douvragesqui se vendent à Leipsick, combien leslivres allemands ont de lecteurs; les ouvriersde toutes les classes, les tailleurs de pierremême, se reposent de leurs travaux un livreà la main. On ne sauroit simaginer enFrance à quel point les lumières sont ré-pandues en Allemagne. Jai vu des aubèr-gistes, des commis de barrière, qui connois-soient la littérature, française. On trouvejusque dans les villages des professeurs degrec et de latin. Il ny a pas de petite villequi nerenfermeune assez bonne bibliothèque,et presque par-tout on peut citer quelqueshommes recommandables par leurs talentset par leurs connois c ances. Si lon se met-toit à comparer, sous ce rapport, les pro-