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1 (1813)
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DE LALLEMAGNE.

plaisanteries, seulement pour se divertir eux-mêmes. De telles plaisanteries accablent lesFrançais de tristesse; car on se résigne bienplutôt à l'ennui sous des formes graves etmonotones, qu'à cet ennui badin qui vientposer lourdement et familièrement la pattesur lépaule.

Les Allemands ont beaucoup duniver-salité dans lesprit en littérature et en philo-sophie, mais nullement dans les affaires. Ilsles considèrent toujours partiellement, etsen occupent dune façon presque méca-nique. C'est le contraire en France: l'espritdes affaires y a beaucoup détendue, et lonny permet pas luniversalité en littératureni en philosophie. Si un savant étoit poëte,si un poëte étoit savant, il deviendrait sus-pect chez nous aux savants et aux poëtes;mais il nest pas rare de rencontrer dans leplus simple négociant des aperçus lumineuxsur les intérêts politiques et militaires de sonpays. De vient quen France il y a unplus grand nombre de gens desprit, et unmoins grand nombre de penseurs. EnFrance, on étudie les hommes; en Alle-magne, les livres. Des facultés ordinairessuffisent pour intéresser en parlant des