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1 (1813)
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DE LESPRIT DE CONVERSATION.

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un sourire sur les lèvres des assistants, ilmodifia son éloge ; lopiniâtre sourire necessa point, et la crainte de la moqueriefinit par lui faire dire: ma foi! la pauvrediablesse a fait ce quelle a pu. Les triomphesde la plaisanterie se renouvellent sans cesseen France; dans un temps il convient dêtrereligieux, dans un autre de ne lêtre pas;dans un temps daimer sa femme, danslautre de ne pas paroître avec elle. Il aexisté même des moments lon eût craintde passer pour niais si lon avoit montré delhumanité, et cette terreur du ridicule, qui,dans les premières classes, 11e se manifestedordinaire que par la vanité, sest traduiteen férocité dans les dernières.

Quel mal cet esprit dimitation ne feroit-il pas parmi les Allemands ! Leur supérioritéconsiste dans lindépendance de lesprit,dans lamour de la retraite, dans loriginalitéindividuelle. Les Français ne sont tout-puissants quen masse, et leurs hommes degénie eux-mêmes prennent toujours leurpoint dappui dans les opinions reçues quandils veulent sélancer au-delà. Enfin lim-patience du caractère français, si piquante en.conversation, ôteroit aux Allemands le