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3è DE L’ALLEMAGNE.
femmes, et peut-être s’approchent-elles dece sentiment avec plus de confiance, parce-qu’il est revêtu de couleurs romanesques, etque le dédain et l’infidélité y sont moins àredouter qu’ailleurs.
L’amour est une religion en Allemagne,mais une religion poétique qui tolère tropvolontiers tout ce que la sensibilité peutexcuser. On ne sauroit le nier, la facilitédu divorce dans les provinces protestantesporte atteinte à la sainteté du mariage. Ony change aussi paisiblement d’époux ques’il s’agissoit d’arranger les incidents d’undrame; le bon naturel des hommes et desfemmes fait qu’on ne mêle point d’amertumeà ces faciles ruptures, et comme il y a chezles Allemands plus d’imagination que devraie passion, les évènements les plus bi-zarres s’y passent avec une tranquillité sin-gulière; cependant c’est ainsi que les mœurset le caractère perdent toute consistance;l’esprit paradoxal ébranle les institutions lesplus sacrées, et l’on n’y a sur aucun sujet desrègles assez fixes.
On peut se moquer avec raison des ridi-cules de quelques femmes allemandes quis’exaltent sans cesse jusqu’il l’affectation, et