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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
Un écrivain allemand, G erres, a donné unedescription intéressante d'une ancienneéglise: “On voit," dit-il, “des figures de“ chevaliers à genoux sur un tombeau, les“ mains jointes ; au-dessus sont placées“ quelques raretés merveilleuses de l’Asie,“ qui semblent là pour attester, comme des“ témoins muets, les voyages du mort dans“ la Terre-Sainte. Les arcades obscures de“ l’église couvrent de leur ombre ceux qui“reposent; on se croirait au milieu d’une“ forêt dont la mort a pétrifié les branches“ et les feuilles, de manière qu’elles ne peu-“ vent plus ni se balancer ni s’agiter, quand“ les siècles comme le vent des nuits s’en-“ gouffrent sous leurs voûtes prolongées.“ L’orgue fait entendre ses sons majestueux“ dans l’église ; des inscriptions en lettres“ de bronze, à demi détruites par l’humide“ vapeur du temps, indiquent confusément“ les grandes actions qui redeviennent, de la“ fable après avoir été si long-temps d’une“ éclatante vérité.”
En s’occupant des arts, en Allemagne, onest conduit à parler plutôt des écrivains quedes artistes. Sous tous les rapports, les Al-lemands sont plus forts dans la théorie que