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2 (1813)
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365
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LES CRITIQUES A. W. ET F. SCHLEGEL. 365

sobserve lui-même sont analysés avec unesagacité prodigieuse ; mais dans son essaisur la grâce et la dignité, et dans scs lettressur VEsthétique, cest à dire la théorie dubeau, il y a trop de métaphysique. Lors-quon veut parler des jouissances des artsdont tous les hommes sont susceptibles, ilfaut sappuyer toujours sur les impressionsquils ont reçues, et ne pas se permettre lesformes abstraites qui font perdre la trace deces impressions. Schiller tenoit à la littéra-ture par son talent, et à la philosophie parson penchant pour la réflexion ; ses écrits euprose sont aux confins des deux régions ;mais il empiète trop souvent sur la plushaute, et revenant sans cesse à ce quil y ade plus abstrait dans la théorie, il dédaignelapplication comme une conséquence inu-tile des principes quil a posés.

La description animée des chefs-dœuvredonne bien plus dintérêt à la critique queles idées générales qui planent sur tous lessujets sans en caractériser aucun. La méta-physique est pour ainsi dire la science delimmuable; mais tout ce qui est soumis àla succession du temps ne sexplique que