HERDER.
35 ?
pie, ses mœurs, les pensées dont il étoit ca-pable, les images qui lui étoient habituelles,sont indiquées par Herder avec une éton-nante sagacité. A l’aide des rapproche-ments les plus ingénieux il cherche à don-ner l’idée de la symétrie du verset des Hé-breux, de ce retour du même sentiment oude la même image en des termes diffé-rents dont chaque stance offre l’exemple.Quelquefois il compare cette brillante régu-larité à deux rangs de perles qui entourentla chevelure d’une belle femme. eê L’art et“ la nature,” dit-il, “ conservent toujours“ une imposante uniformité à travers leur“ abondance.” A moins de lire les psaumesdes Hébreux dans l’original, il est impossiblede mieux pressentir leur charme que par cequ’en dit Herder. Son imagination étoit àl’étroit dans les contrées de l’occident.; il seplaisoit à respirer les parfums de l’Asie, ettransmettoil dans ses ouvrages le pur encensque son ame y avoit recueilli.
C’est lui qui le premier a fait connoître enAllemagne les poésies espagnoles et portu-gaises ; les traductions de W. Scldegel les yont depuis naturalisées. Herder a publiéun recueil intitulé Chansons populaires ; ce