DES HISTORIENS ALLEMANDS.
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nation en Angleterre, plus encore que tel outel homme, qui a de la grandeur; aussi leshistoriens y sont-ils moins dramatiques, maisplus philosophes que les anciens. Les idéesgénérales ont chez les Anglais plus d’impor-tance que les individus. En Italie le seulMachiavel, parmi les historiens, a considéréles évènements de son pays d’une manièreuniverselle mais terrible; tous les autres ontvu le monde dans leur ville: ce patriotisme,quelque resserré qu’il soit, donne encore del’intérêt et du mouvement aux écrits desItaliens*. On a remarqué de tout tempsque les mémoires valoient beaucoup mieuxen France que les histoires ; les intrigues descours disposoient jadis du sort du royaume,il étoit donc naturel que dans un tel paysles anecdotes particulières renfermassent lesecret de l’histoire.
C’est sous le point de vue littéraire qu’ilfaut considérer les historiens allemands ;l’existence politique du pays n’a point eujusqu’à présent assez de force pour donner
* M. de Sismondi a su faire revivre ces intérêts partielsdes républiques italiennes en les rattachant aux grandesquestions qui intéressent l’humanité toute entière.