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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
clair de lune, les nuits étoilées ; mais commeil craint le froid et la fatigue, il a fait fairedes décorations qui représentent ces diversobjets, et ne voyage jamais que suivi d’ui\grand chariot qui transporte en poste der-rière lui les beautés de la nature.
Ce prince sentimental se croit aussi amou-reux d'une femme dont on lui a vanté l’espritet les talens ; cette femme, pour l’éprouver,met à sa place un mannequin voilé qui,comme on le pense bien, ne dit jamais riend’inconvenable, et dont le silence passe toutà la fois pour la réserve du bon goût et larêverie mélancolique d’une ame tendre.
Le prince, enchanté de cette compagneselon ses désirs, demande le mannequin enmariage, et ne découvre qu’à la fin qu’il estassez malheureux pour avoir choisi une vé-ritable 'poupée pour épouse, tandis que sacour lui offroit. un si grand nombre de femmesqui en auroient réuni les principaux avan-tages.
L’on ne sauroit le nier cependant, cesidées ingénieuses ne suffisent pas pour faireune bonne comédie, et les Français ont,comme auteurs comiques, l’avantage surtoutes les autres nations. La connoissance