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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
roit facilement aussi" flétrir quelque vertuqui s'effaroucherait même d’une innocenteironie.
Les Allemands mettent très rarement enscène dans leurs comédies des ridicules tirésde leur propre pays; ils n’observent pas lesautres, encore moins sont-ils capables des’examiner eux-mêmes sous les rapports ex-térieurs ; ils croiraient presque manquerainsi à la loyauté qu’ils se doivent. D’ail-leurs la susceptibilité, qui est un des traitsdistinctifs de leur nature, rend très difficilede manier avec légèreté la plaisanterie; sou-vent ils ne l’entendent pas, et quand ils l’en-tendent ils s’en fâchent et n’osent pas s’enservir à leur tour : elle est pour eux unearme à feu qu’ils craignent de voir éclaterdans leurs propres mains.
On n’a donc pas beaucoup d’exemples enAllemagne de comédies dont les ridiculesque la société développe soient l’objet. L’ori-ginalité naturelle y serait mieux sentie, carchacun vit à sa manière dans un pa} r s où le, despotisme de l’usage ne tient pas ses assisesdans une grande capitale; mais quoique l’onsoit plus libre sous le rapport de l’opinion enAllemagne qu’en Angleterre même, l’origi-