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2 (1813)
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266
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

roit facilement aussi" flétrir quelque vertuqui s'effaroucherait même dune innocenteironie.

Les Allemands mettent très rarement enscène dans leurs comédies des ridicules tirésde leur propre pays; ils nobservent pas lesautres, encore moins sont-ils capables desexaminer eux-mêmes sous les rapports ex-térieurs ; ils croiraient presque manquerainsi à la loyauté quils se doivent. Dail-leurs la susceptibilité, qui est un des traitsdistinctifs de leur nature, rend très difficilede manier avec légèreté la plaisanterie; sou-vent ils ne lentendent pas, et quand ils len-tendent ils sen fâchent et nosent pas senservir à leur tour : elle est pour eux unearme à feu quils craignent de voir éclaterdans leurs propres mains.

On na donc pas beaucoup dexemples enAllemagne de comédies dont les ridiculesque la société développe soient lobjet. Lori-ginalité naturelle y serait mieux sentie, carchacun vit à sa manière dans un pa} r s le, despotisme de lusage ne tient pas ses assisesdans une grande capitale; mais quoique lonsoit plus libre sous le rapport de lopinion enAllemagne quen Angleterre même, lorigi-