PIECES DU THÉÂTRE DANOIS.
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même ses pièces en allemand. I/analogiedes deux langues permet d’écrire égalementbien dans toutes les deux, et déjà Baggesen,aussi Danois, avoit donné l’exemple d’ungrand talent de versification dans une idiomeétranger. On trouve dans les tragédiesd’Œhlenschl'âger une belle imagination dra-matique. On dit qu’elles ont eu beaucoupde succès sur le théâtre de Copenhague: àla lecture, elles excitent l’intérêt sous deuxrapports principaux; d’abord, parceque l’au-teur a su quelquefois réunir la régularitéfrançaise à la diversité de situations, quiplaît aux Allemands; et secondement, parce-qu’il a représenté d’une manière à la foispoétique et vraie l’histoire et les fables despays habités jadis par les Scandinaves.
Nous connoissons à peine le nord quitouche aux confins de la terre vivante; leslongues nuits des contrées septentrionales,pendant lesquelles le reflet de la neige sertseul de lumière à la terre ; ces ténèbres quibordent l’horizon dans le lointain lors mêmeque la voûte des cieux est éclairée par lesétoiles, tout semble donner l’idée d’un espaceinconnu, d’un univers nocturne dont notreinonde est environné. Cet air si froid qu’il