PIECES DU THÉÂTRE ALLEMAND.
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guerres, s'est faite religieuse à Jérusa-lem, dans un ordre consacré à servir lesmalades. On amène dans son couvent unchevalier dangereusement blessé: elle vientcouverte de son voile, et, ne levant pas lesyeux sur lui, elle se met à genoux pour lepanser. Le chevalier, dans ce moment dedouleur, prononce le nom de sa maîtresse;l'infortunée reconnoît ainsi son amant. 11veut l’enlever: l’abbesse du couvent découvreson dessein et le consentement que la reli-gieuse y a donné. Elle la condamne, danssa fureur, à être ensevelie vivante; et lemalheureux chevalier, errant vainement au-tour de l’église, entend l’orgue et les voixsouterraines qui célèbrent le service desmorts pour celle qui vit encore et qui l’aime.Cette situation est déchirante; mais, toutfinit de même heureusement. Les Turcs,conduits par le jeune chevalier, viennentdélivrer la religieuse. Un couvent d’Asie,dans le treizième siècle, est traité commeles Victimes cloîtrées pendant la révolutionde France; et des maximes douces, mais unpeu faciles, terminent la pièce à la satisfac-tion de tout le monde.
Kotzebue a fait un drame de l’anecdote