ATTILA.
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pas entrer dans la ville éternelle. Attila res-sent tout à coup une terreur religieusejusqu’alors étrangère à son arae. Il croitvoir dans le ciel S. Pierre qui, l’épée nue,lui défend d’avancer. Cette scène est lesujet, d’un admirable tableau de Raphaël.I3’un côté, le plus grand calme règne sur lafigure du vieillard sans défense, entouré pard’autres vieillards qui se confient, commelui, à la protection de Dieu ; et de l’autre,l’effroi se peint sur la redoutable figure duroi des Huns; son cheval même se cabre àl’éclat de la lumière céleste, et les guerriersde l’invincible baissent les yeux devant lescheveux blancs du saint homme, qui passesans crainte au milieu d’eux.
Les paroles du poète expriment très bienla sublime intention du peintre, le discoursde Léon est une hymne inspirée; et la ma-nière dont la conversion du guerrier duNord est indiquée me semble aussi vraimentbelle. Attila, les yeux tournés vers le cielet contemplant l’apparition qu’il croit voir,appelle Edécpn, l’un des chefs de son armée,et lui dit ;
“ Edécon, n’aperçois-tu pas là haut un“ géant, terrible ? ne l’apcrçois-tu pas là au-