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2 (1813)
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103
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JEANNE D'ARC.

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moi-même ne suis-je pas une fille de ta patrie? Nous tous cpie tu veux anéantir, ne sommes-nous pas tes amis ? Nos bras sont prêts à souvrir pour te recevoir, nos genoux à se plier humblement devant toi. Notre épée est sans pointe contre ton cœur; ton aspect nous intimide, et sous un casque ennemi nous respectons encore dans tes traits la ressemblance avec nos rois.

Le duc de Bourgogne repousse les prièresde Jeanne dArc, dont il craint la séductionsurnaturelle.

Ce nest point, lui dit-elle, ce nest point la nécessité qui me courbe à tes pieds; je ny viens point comme une suppliante. Regarde autour de toi. Le camp des An- glais est en cendre, et vos morts couvrent le champ de bataille ; tu entends de toutes parts les trompettes guerrières des Français: Dieu a décidé, la victoire est à nous. Nous vouions partager avec notre ami les lau- riers que nous avons conquis. Oh ! viens avec nous, noble transfuge; viens, cest avec nous cpie tu trouveras Injustice et la victoire : moi, lenvoyée de Dieu, je tends vers toi ma main de sœur. Je veux en te sauvant tattirer de notre côté. Le ciel est