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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

même plan, quelquefois confuses, ou quel-quefois placées Tune à côté de lautre, commedans les bas-reliefs, sans être réunies engroupes aux yeux des spectateurs. Les Fran-çais pensent, avec raison, que le théâtre,comme la peinture, doit être soumis aux loisde la perspective. Si les Allemands étoienthabiles dans lart dramatique, ils le seraientaussi dans tout le reste ; mais en aucungenre ils ne sont capables, même duneadresse innocente : leur esprit est pénétranten liçme droite, les choses belles dune ma-nière absolue sont de leur domaine ; mais lesbeautés relatives, celles qui tiennent à la con-noissance des rapports et à la rapidité desmoyens, ne sont pas dordinaire du ressortde leurs facultés.

Il est singulier quentre ces deux peuplesles Français soient celui qui exige la gra-vité la plus soutenue dans le ton de la tra-gédie; mais cest précisément parceque lesFrançais sont plus accessibles à la plaisan-terie quils ne veulent pas y donner lieu,tandis que rien ne dérange limperturbablesérieux des Allemands : cest toujours dansson ensemble quils jugent une pièce de thé-âtre, et ils attendent, pour la blâmer comme