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venant ici, de conserver leur grade et d’avoir une soldebeaucoup plus forte. »
— Le journal officiel de la Belgique nous apprendque les Belges , en cessant d’être Français , sont deve-nus tout-à-coup assez raisonnables pour pouvoir jouirsans danger de la liberté de la presse. Elle vient de leurêtre accordée par un arrêté du prince d’Orange , du 2.3de ce mois , sans autre restriction que la responsabilitédesauteurs et des imprimeurs. Tout imprimé qui pa-raît sans le nom de l’auteur ou de l’imprimeur , et sansla désignation de l’année et du lieu de sa publication ,est considéré comme libelle , et l’éditeur ou le colporteurdoit être poursuivi comme s’il en était l’auteur, llsuffit,pour pouvoir entreprendre im journal, ou continuerceux déjà en circulation, de s’être muni de Fautorisa-tion du prince ; et cette condition , qui n’est que deforme , n’est pas même exigée pour les journaux pure-ment littéraires. Voilà toutes les précautions qu’on acru nécessaire de prendre en Belgique pour prévenirles abus de la presse ; et , quoiqu’on ne l’ait pas placéesous la sauve-garde de la censure, on ne paraît pascraindre qu’elle dégénère en licence : aussi les Belgesne portent plus la dénomination de Français ; et c’estUn grand point.
( Lignes supprimées par la censure. )
— Les journaux de la Belgique annoncent que lanation espagnole est aujourd’hui divisée en trois grandspartis; les réfugiés en France, qu’ils appellent losJosephinos ; les partisans des Cortès et de Charles IV,qu’ils désignent par le nom de Liberales , et les parti-sans du roi Ferdinand , qu’ils qualifient los Serviles.
—Le rétablissement de la loi martiale dans l’ile deLéon, et les commissions militaires en permanence àCadix, expliquent maintenant, d’une manière évidente,la cause de ce torrent de félicitations qui ne cessent defondre de toutes les provinces d’Espagne sur le trône deFerdinand.
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