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1 (1815)
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venant ici, de conserver leur grade et davoir une soldebeaucoup plus forte. »

Le journal officiel de la Belgique nous apprendque les Belges , en cessant dêtre Français , sont deve-nus tout-à-coup assez raisonnables pour pouvoir jouirsans danger de la liberté de la presse. Elle vient de leurêtre accordée par un arrêté du prince dOrange , du 2.3de ce mois , sans autre restriction que la responsabilitédesauteurs et des imprimeurs. Tout imprimé qui pa-raît sans le nom de lauteur ou de limprimeur , et sansla désignation de lannée et du lieu de sa publication ,est considéré comme libelle , et léditeur ou le colporteurdoit être poursuivi comme sil en était lauteur, llsuffit,pour pouvoir entreprendre im journal, ou continuerceux déjà en circulation, de sêtre muni de Fautorisa-tion du prince ; et cette condition , qui nest que deforme , nest pas même exigée pour les journaux pure-ment littéraires. Voilà toutes les précautions quon acru nécessaire de prendre en Belgique pour prévenirles abus de la presse ; et , quoiquon ne lait pas placéesous la sauve-garde de la censure, on ne paraît pascraindre quelle dégénère en licence : aussi les Belgesne portent plus la dénomination de Français ; et cestUn grand point.

( Lignes supprimées par la censure. )

Les journaux de la Belgique annoncent que lanation espagnole est aujourdhui divisée en trois grandspartis; les réfugiés en France, quils appellent losJosephinos ; les partisans des Cortès et de Charles IV,quils désignent par le nom de Liberales , et les parti-sans du roi Ferdinand , quils qualifient los Serviles.

Le rétablissement de la loi martiale dans lile deLéon, et les commissions militaires en permanence àCadix, expliquent maintenant, dune manière évidente,la cause de ce torrent de félicitations qui ne cessent defondre de toutes les provinces dEspagne sur le trône deFerdinand.

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