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1 (1815)
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sentation nationale , lont admise, et que par cotisé*quent, nous qui avons une représentation nationale ,nous devons ladmettre également , quoiquelle aitété repoussée par tous les états dont la constitutiona quelque analogie avec la nôtre.

Ma seconde observation, dit-il, est relative à desapostrophes véhémentes qui sont adressées dans di-vers écrits ou discours , tant au ministre de sa majestéquà ceuxqui approuventla mesure temporaire dunecensure préalable. On les interpelle comme silsignoraient complètement les premiers principes dudroit public ; comme sils prenaient à tâche de con-tredire ouvertement le vœu national , ou se propo-saient de violer la charte constitutionnelle ; commesils étaient ennemis de la liberté sociale quand ilsjugent, avec la charte elle-même , quil faut en ré-primer les abus j' afin quelle 11e dégénère pas en li-cence 5 comme si, en un mot, tout ce quon allèguecontre le projetde loiportaitle caractère de lévidence.

M. larchevêque de Tours affirme que les Françaisne désirent pas la liberté de la presse , et il se fondesur le silence que les départemens ont gardé à cetégard (1). Il produit ses argumens sur linterpréta-tion de la charte constitutionnelle ; il cite la consti-tution de la république de Genève , qui , en garan-

(1) Le dernier gouvernement aurait, également pu sou-tenir , en se fondant sur le silence des départemens , queles Français ne desiraient ni la cessation de la guerre , ni^abolition de la conscription.