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mesure violente, mais qu’ils ne sont pas près do seréunir, ajoute : ce Quant aux hommes qui se sont
formés au milieu de nos dissensions et de notre33 servitude , ils composent en quelque sorte line'?3 nation nouvelle , dont les idées, les habitudes, les33 intérêts n’ont presque aucun rapport avec les33 habitudes et les idées de leurs concitoyens plus33 âgés; nation ambitieuse et ignorante , disposée à33 prendre sa force pour de l’énergie, à mépriser ce33 qu’elle ne connaît pas , et aussi aisée à égarer que33 difficile à éclairer. 33
O11 voit, par ce passage, que l’auteur n’ignorepas la maxime et les usages des gouvernails : ilcommence par supposer que les hommes ont tons lesvices imaginables ; il affirme , sans autre preuveque son assertion, qu’ils sont ambitieux, ignorans ,stupides ; puis croyant les avoir convaincus de leurextravagance ou de leur ineptie, il leur propose dese laisser enchaîner. Et par qui veut-il les faireconduire? Par des hommes de cour, tous exemptsdes vices qui ont infecté les jeunes gens ; tous pleinsde modestie, de désintéressement, de probité , desincérité, de science , et sur-tout dépourvus d’arn.bition.
Il est évident, en effet, que ce sont les jeunes gensfo rmés pendant nos dissensions, qui, en 1790 ou en1791 , allèrent engager tous les peuples de l’Europeà déclarer la guerre à la France ; qui excitèrent en-suite leurs concitoyens à la guerre civile ; quisesouil-lèrent de tous les crimes révolutionnaires; qui renver-.