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et nous interdire tonte discussion qui pourrait fairepenser qu’il est possible de la détruire.
Mais si cet homme avait connu la situation ac-tuelle des esprits, et qu’il eût été appelé à l’honneurd’éclairer le prince sur ses intérêts et sur ceux de laFrance, il aurait repoussé bien loin de lui le désir deporter atteinte à un ouvrage qui, désormais, doit êtresacré; il lui aurait fait sentir que, trompés pendantvingt-années par tous les gouvernemens , les Fran-çais étaient devenus soupçonneux et méfians;que,quelles que fussent et la grandeur de son ame et lapureté de ses intentions , il deviendrait suspect à laFrance dès qu’elle croirait le voir marcher sur lestraces de cet homme qui 11e présenta une charteconstitutionnelle aux Français que pour s’empareravec plus de facilité des rênes du gouvernement, etqui la renversa dès qu’il se crut affermi sur le trône;enfin, il lui aurait fait entendre qu'il se perdrait in-failliblement, si, comme cet insensé , il croyait con-solider sa puissance en sapant les lois qui en faisaientl’unique fondement.
A ces considérations générales , et si l’intérêt dnministre n’eût pas fait taire le citoyen, il en auraitajouté de plus puissantes encore , pour l’engager àrespecter particulièrement la liberté de la presse. Illui aurait rappelé qu’après la chute du gouverne-ment impérial, le sénat n’avait cru pouvoir calmerl’inquiétude et l’agitation qui commençaient à semanifester dans les esprits, qu’en proclamant lesbases d’une nouvelle charte constitutionnelle ; que