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1 (1815)
Entstehung
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et nous interdire tonte discussion qui pourrait fairepenser quil est possible de la détruire.

Mais si cet homme avait connu la situation ac-tuelle des esprits, et quil eût été appelé à lhonneurdéclairer le prince sur ses intérêts et sur ceux de laFrance, il aurait repoussé bien loin de lui le désir deporter atteinte à un ouvrage qui, désormais, doit êtresacré; il lui aurait fait sentir que, trompés pendantvingt-années par tous les gouvernemens , les Fran-çais étaient devenus soupçonneux et méfians;que,quelles que fussent et la grandeur de son ame et lapureté de ses intentions , il deviendrait suspect à laFrance dès quelle croirait le voir marcher sur lestraces de cet homme qui 11e présenta une charteconstitutionnelle aux Français que pour sempareravec plus de facilité des rênes du gouvernement, etqui la renversa dès quil se crut affermi sur le trône;enfin, il lui aurait fait entendre qu'il se perdrait in-failliblement, si, comme cet insensé , il croyait con-solider sa puissance en sapant les lois qui en faisaientlunique fondement.

A ces considérations générales , et si lintérêt dnministre neût pas fait taire le citoyen, il en auraitajouté de plus puissantes encore , pour lengager àrespecter particulièrement la liberté de la presse. Illui aurait rappelé quaprès la chute du gouverne-ment impérial, le sénat navait cru pouvoir calmerlinquiétude et lagitation qui commençaient à semanifester dans les esprits, quen proclamant lesbases dune nouvelle charte constitutionnelle ; que