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à la faveur de quelques bonnes dispositions. Or , ilétait nécessaire de décider pour cela que les projetsde loi seraient adoptés ou rejetés en leur entier , cequi n’était praticable qu’en mettant de côte l’article àfidelà charte constitutionnelle.
On voit de quelle importance sont les dispositionsque nous venons d’examiner $ le même projet enrenferme un grand nombre d’autres qui ne sont pasmoins fondamentales, et l’on ne saurait trop admi-rer que le ministre ait pu se tromper assez sur le ca-ractère de ce projet , pour le présenter à la chambrecomme un simple réglement destiné à compléter lesien , et ne statuant en quelque sorte que sur des ob-jets d’étiquette. Cela doit faire sentir à la chambrecombien il lui importe de se tenir sur ses gardes , etde donner une attention sévère aux propositions quilui seront faites par les ministres.
Dans la séance du 3o juin , on a donné à lachambre communication d’une pétition par laquelleunliommede lettres réclamait contre les justes plaintesauxquelles avait donné lieu l’ordonnance du direc-teur de la police concernant la célébration des joursfériés. Nous avons démontré jusqu’à l’évidence, dansnotre premier numéro , que cette ordonnance étaitune véritable forfaiture 5 et l’on ne peut assez s’é-tonner que l’on ait osé en prendre la défense devantla chambre : c’est là un scandale qu’elle aurait dû ,ce semble, s’abstenir de rendre public.
Le même jour , un député , M. Bouvier , a pro-posé de faire une adresse au roi , pour le supplier de:
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