se crurent arrivés à leur but, en proclamant queBonaparte était la loi suprême et toujours vi-vante , et que Je sénat lui-même était au-dessusdes lois. Si un homme courageux avait alors élevéla voix pour la défense de la constitution, la po-lice, après l’avoir fait signaler par les journauxcomme un séditieux et comme un traître, l’au-rait envoyé dans un des cachots où Pichegru futétranglé.
Ce règne de violence et d’oppression a cessé,et un nouvel ordre de choses lui a succédé. Laplupart des vices qui se trouvaient dans notreconstitution ont disparu ; mais il faut empêcherqu’ils ne s’y introduisent de nouveau ; il faut sur-tout qu’elle soit respectée , et qu’elle le soit parles ministres du prince comme par le dernier desFrançais. Ce respect , que tous les citoyensdoiventaux lois de leur pays , ne peut exister quepar l’opinion publique , et l’opinion ne peut êtreformée que par l’éducation , ou par des écritspériodiques qui soient à la portée de tout le