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ment contraire à ses intérêts. La Russie quiabandonne l’Allemagne à l’ambition de laPrusse et de l’Autriche , n’espère-t-elle passe dédommager aux dépens de la Turquie?Lorsque le drapeau des czars flottera sur lestours de Sainte-Sophie , l’équilibre des puis-sances sera rompu. Jean-Jacques Rousseauélait-il prophète? elles conquérans de l’Eu-rope doivent-ils sortir encore une fois desdéserts de la Tarlarie ?
Que faut-il conclure de ces observations?C’est qu’il est au moins douteux que le fléaude la guerre ait disparu pour long-temps descontrées qui gémissent encore de ses ravages.Jamais cependant une plus belle occasion nes’était offerte pour établir une paix solide,et fixer sur des bases durables les rapportsd’amitié entre les peuples. Les souverainsréunis à Tienne pouvaient parler au nom de]a justice et stipuler sans craindre de résis-tance en faveur de l’humanité. Mais ces sou-verains ne décident rien par eux-mêmes. Usont des ministres dominés par la cupidité etpar le besoin de se rendre nécessaires. L’as-tuce du diplomate remplace la franchise et
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