M,kmu&' L *r
( 553 )
inhnslériels, mais que du moins quiconqueveut écrire ou parler contre les abus des mi-nistres, ne soit pas contraint de renoncer àtout, de se priver de tout, de perdre tout.
Nous voulons être libres commeles A nglais.Eli ! sachons donc faire ceque font les Anglaispour être libres; si les ministres sont forts>c’est que nous sommes faibles ; s’ils sont entre-prenans, c’est que nous sommes sans cou-rage ; c’est par des efforts et des sacrifices , etnon par des invectives et des plaintes , qu’onpourra les arrêter. Qu’un parti d’oppositions’organise, que ce parti ait par souscription,des linances à lui, les députés opposansauront un appui; etunhommedetalens,sansse dévouer à mourir de faim, pourra êtreautre chose que ministériel.
Enfin , il est de l’intérêt de sa majesté quel’opposition s’organise, puisque c’est parl’opposition seule que son trône pourra s’af-fermir, puisque c’est dans l’opposition seulequ’elle pourra trouver un ministère ayantde l’ensemble et dont les talens auront étééprouvés.
Pour constater la loyauté de nia marche
Censeur, tome iii , 20