Ce principe s’applique sans difficulté auparti de l’opposition 5 car, dans ce parti où lafaveur ne joue aucun rôle, où les hommeshabitués à essayer leurs forces, se connaissentet connaissent les autres, celui dont la supé-riorité de talent est généralement reconnue ,devient naturellement le chef, sans que per-sonne s’y oppose.
Si nous appliquons ce principe au minis-tère , nous verrons le premier ministre placéà la tête, puis le reste des ministres, puisenfin ceux que leur conviction ou l’espoir dela faveur ont attirés dans ce parti.
Oiq le parti ministériel ne peut s’orga-niser ainsi de lui-même ; car ce serait unhasard bien étrange que des ministres, choisispar le roi parmi des classes d’hommes quin’ont aucune relation entre elles , eussentprécisément la même façon de penser, lesmemes principes politiques , etreconnussentd’un commun accoid la supériorité de l’und’eux à qui ils donneraient la direction duparti. C’est par l’opposition seule que leministère peut s’organiser ; c’est dans l’oppo-sition que doit être pris le ministère 3 c’est