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cupé dans ce moment : cet ouvrage exigeuu long travail, et les circonstances sont pres-santes. J’ai pris le parti d’en détacher quel-ques idées qui sont le fondement d’un projetdont la prompte exécution est d’une utilitéévidente. J’avertis que c’est dans l’ouvrageseulement que la liaison des idées que je vaisprésenter avec les principes de la science po-litique pourra être méthodiquement établie.
I. Du ministère et de l’opposition.
Une chose est sur-tout nécessaire pourqu’un gouvernement parlementaire exerceune action ferme et régulière : c’est la divi-sion de l’opinion publique en deux partis :le parti ministériel etle parti de Imposition*
Ces deux partis doivent exercer l’un surl’autre une action réciproque dont l’égalitéest le fondement de la constitution, la ga-rantie de la tranquillité publique , le plusferme rempart contre les révolutions ; car ilne se fait de révolution que lorsqu’une por-tion de l’état, opposée au reste de principesou d’intérêts, devient prépondérante et l’é-crase : ce qui n’aura jamais lieu tant que, par