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des députés. Celle incartade donna lieu àdes réclamations de la part de la chambre;et l’un de ses membres , parlant en sonnom, dit qu’elle espérait que le gouverne-ment ne la ferait pas repentir de lui avoirmomentanément abandonné l’exercice de laliberté de la presse. Le ministère , qui nevoulait pas se brouiller avec elle, sentit alorsla nécessité d’user de cette liberté avec moinsde licence; et, à dater de ce moment, lesjournaux eurent ordre d’écrire avec un peuplus de modération et de pudeur. Ce n’estpas tout : comme le mécontentement avaitfait de grands progrès , qu’on s’élevait detoutes paris contre les actes inconstitutionnelsdes ministres , et que l’opinion se pronon-çait avec force pour le maintien des institu-tions nouvelles, le ministère, qui ne voulaitpas plus se brouiller avec la nation qu’avecles chambres, s’est décidé, vu l’urgence,à se montrer moins ennemi de la charte, etles journaux ont reçu l’ordre d’en faire l’é-loge , d’annoncer que l’intention du roiéLait qu’elle fut respectée , et d’applaudir detoutes leurs forces au royaliste fameux qui