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3 (1815)
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mandait le progrès des lumières ; de ne pasattendre que la violence nous forçât à fairece que nous devions faire volontairement,parce que la violence , en exagérant tout,détruit tout et ne laisse que des ruines. Cenest pas la faute des philosophes , si lapersévérance dans les abus quils avaient dé-noncés à lopinion , si lobstination à ne pasvouloir changer ou modifier des institutionsavilissantes ou oppressives , oui produit lex-plosion révolutionnaire : que ceux qui sendisent les premières victimes , sen prennentà eux-mêmes quils cessent de limputer àceux qui,loin de la provoquer, leur auraientappris à la prévenir , sils avaient été assezsages pour les écouler, pour ne pas suivre lesinspirations de leur sot orgueil , de leursvaines prétentions, et de leur cupidité sor-dide , indè mali lobes , voilà la véritablesource du mal, quon croit déguiser en lattri-buant à la philosophie et aux philosophes,et dont laveu serait pourtant un grand moyende conciliation , parce quil annoncerait unevéritable résipiscence ; mais revenons aujournal des Débats.