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heurtant tous les préceptes , dénatureraitl’humanité, la raison et tous les bienfaits duCréateur. La liberté, ce don de Dieu si cheraux hommes , est une faculté d’agir ou de11’agir pas , mais subordonnément aux loisdivines et humaines.
Ici, Sa Sainteté fait remarquer la néces-sité de se soumettre aux autorités cons-tituées ; mais ailleurs , elle observe que lesautorités constituées doivent elles - mêmesêtre soumises aux lois. Elle montre la loiplanant sur tous les membres du corpssocial , pour diriger , protéger et punir ;conservant à chacun les facultés nécessairesà l’accomplissement des devoirs, et traçantà chaque individu la juste mesure de cequ’il doit à Dieu, à lui-même et à scs sem-blables. C’est dans cette sujétion communeà l’autorité des lois, que S. S. fait consister
l’égalité civile; égalité, dit-elle, qui, dérivéedu droit naturel et embellie par la morale,fait harmoniser le corps politique, quandchacun coopère au bien de tous , suivantl’étendue de ses facultés physiques et mo-rales; quand , à son tour, il recueille de la