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» leur exil des princes proscrits connue» eux , ils n’ont pas dû leur offrir leury> bras. »
Nous répondrons à M. de Chateaubriandqu’il ne s’agit point ici des émigrations par-ticulières qui ont été l’effet de la peur. Onne saurait justement accuser des femmes,des vieillards , des gens paisibles de toutesles classes, qui vont chercher un asile contreForage, jusqu’à ce que le calme soit revenu.Nous parlons de ce système combiné qu’adop-tèrent dès le principe ceux qui étaient op-posés aux réformes ; du parti qu’ils prirentde quitter le pays qui les avait vus naître,pour y rentrer ensuite à main armée ; d’allerlui susciter des ennemis au-dehors, d’y for-mer des coalitions , d’exciter au-dedans laguerre et les discordes civiles. Tel est ledélit que les défenseurs de Louis X"VI dé-clarent embrasser tous les autres ; telle fut lacause de toutes les calamités dont la Francefut si long-temps accablée.
Il est de toute fausseté que le système del’émigration soit né du régime de la terreur :ce fut au contraire le régime de la terreur