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3 (1815)
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145
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cc Que disons-nous à certains hommes ?» dit M. de Chateaubriand,: rien. Ils vivent» à nos cotes y nous les rencontrons, nous» leur parlons, nous allons chez eux, nous» nous asseyons à leur table, nous leur pre-y> lions la main sans frémir. »

On sent tout ce quil y a (le flatteur à vivreaux côtés de M. de Chateaubriand : au sor-tir de la table de certains hommes, au sor-tir de leur prendre la main , il va écrire deslibelles contre eux sons frémir !

M. de Chateaubriand se piqua dêtre dé-vot, et par conséquent ce serait insulter à lareligion , que de se défier de ses serremensde main. Llien de plus franc quun hommedesprit qui se pique dêtre dévot. Le bonLa Fontaine nous parle aussi dun certainchat dévot, qui, étant tombé dans uj,i piègeen allant chercher sa proie, aperçut un ratauquel il eût volontiers donné la patte sansfrémir, et lui dit :

Cher ami,

Les marques de ta bienveillanceSont communes en mon endroit :

Censeur, tome iii.

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