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cc Que disons-nous à certains hommes ?» dit M. de Chateaubriand,: rien. Ils vivent» à nos cotes y nous les rencontrons, nous» leur parlons, nous allons chez eux, nous» nous asseyons à leur table, nous leur pre-y> lions la main sans frémir. »
On sent tout ce qu’il y a (le flatteur à vivreaux côtés de M. de Chateaubriand : au sor-tir de la table de certains hommes, au sor-tir de leur prendre la main , il va écrire deslibelles contre eux sons frémir !
M. de Chateaubriand se piqua d’être dé-vot, et par conséquent ce serait insulter à lareligion , que de se défier de ses serremensde main. Llien de plus franc qu’un hommed’esprit qui se pique d’être dévot. Le bonLa Fontaine nous parle aussi d’un certainchat dévot, qui, étant tombé dans uj,i piègeen allant chercher sa proie, aperçut un ratauquel il eût volontiers donné la patte sansfrémir, et lui dit :
Cher ami,
Les marques de ta bienveillanceSont communes en mon endroit :
Censeur, tome iii.
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