est eu effet capahled’y siéger honorablement,il entrera dans une carrière moins ingrate, ourestera oisif. Admettez les citoyens dans lesassemblées à l’âge de trente ans , et vous
O •'
aurez des hommes intègres et des hommesd’état; ne les y admettez qu’à l’âge de qua-rante ans, et \ous n’y verrez, la plupart dutemps, que des intrigans qui ne chercherontqu’à faire fortune.
11 semble que, lorsqu’on fait des constitu-tions, on prenneà tâche dérégler les ciioses àrebours du bon sens. Dans un état oit le mo-narque et les pairs sont héréditaires, et oiile peuple est représenté par une assembléeélective, il semble que l’exercice de la puis-sance, ou la jouissance des droits politiques,doivent cire plus ou moins retardés, selonque les hommes sont présumés être plus oumoins capables de Jes exercer. Ainsi ,lorsque sur cent mille citoyens on doitn’en élire qu’un , on peut le choisir assezjeune, parce que, sur un aussi grand nom-bre, il n’est pas impossible de trouver unhomme de vingt-cinq ans, par exemple,qui sache se conduire. Si, au contraire, uns