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térêl et de sentimens, qui existe entre le cot'pëqui fait les lois, et le peuple pour lequel ceslois sont faites. Ainsi, par exemple, lorsquela liberté de la presse a été discutée à lachambre des députés, M. Raynouard a repré-sente tous ceux qui désiraient le maintien decette liberté ; et si la volonté générale réprou-vait la censure, il a représenté la Fiancetoute entière, quoiqu’il n’eût été élu que parles plus forts contribuables de son départe-ment ; ill’auraitégalementreprésentée,quandmême il aurait été élu par des Arabes ou pardes Anglais.
De même, en parlant contre la liberté,MM. de Sacy, Faure, Beaumez et autres,n’auraient représenté qu'eux ou le ministre,quand même ils auraient élé élus par tons lesFrançais,si, au lieu de se conformer à l’opi-nion générale et à l’intérêt de la France, ilsn’avaient écoulé que leur opinion et leurs in-térêtsindividuels. Lorsqu’un député, dansdesvues d’intérêt personnel, adopte un projetqui n’a pas l’assentiment de la nation , il nela représente pas, il la vend ; et si la majo-rité de ses collègues imite son exemple,