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de résistance , elles ne lui offrent qu’unfaible appui : les mœurs de presque tousles peuples de l’Europe sont nulles au-jourd’hui ; celles qui soutenaient l’ancienordre de choses n’existent plus ; cellesqui pourraient protéger les institutions nou-velles n’existent point encore; elles ne peu-vent être l’ouvrage que de ces institutionselles-mêmes; et, pour que ces institutionslassent naître les mœurs qui pourraient lesdéfendre , il faut qu’elles soient religieuse-ment maintenues. Or, il existe en France ,et dans plusieurs autres étals de l’Europe ,un parti dont tous les efforts tendent à em-pêcher que les institutions nouvelles ne s’é-tablissent.
Les révolutions qui s’opèrent dans les loisdes peuples , ne sont pas toujours une suitedu progrès des lumières. Elles sont plus sou-vent encore l’ouvrage de la violence, de l’or-gueil et de l’ambition. Telles sont celles quinaissent de la conquête, lorsque le vainqueurfait recevoir ses lois au vaincu ; telles sontencore celles qui peuvent être opérées ausein d’un état par quelque faction puissante