( Si )
de l’Amérique et â la réformation de Lu-ther , pour trouver les causes premières decette révolution dont le mouvement n’a puêtre suspendu depuis. Si elle a produit des se-cousses violentes , affaibli la morale des peu-ples, renversé ou ébranlé des trônes , et faitcommettre de grands crimes, il ne faut peut-être accuser de ces malheurs que l’orgueil,l’imprévoyance ou la perfidie des gouverne-mens'qui, au lieu de se rapprocher sagementde ses principes , d’entrer dans les voies dejustice et d’humanité qu’elle avait ouvertes ,de l’y retenir et de l’y conduire avec prudenceet fermeté , ont d’abord fait servir tout cequ’ils avaient de force et de ruse à arrêter samarche, et, lorsqu’ils ont désespéré de pou-voir s’en rendre maîtres , l’ont précipitéedans tous les écarts qui pouvaient la désho-norer et la rendre odieuse.
Mais il ne faut pas accuser la révolutiondes crimes de ses ennemis» On ne peut pas pluslui reprocher leurs fureurs qu’on ne peut im-puter à la religion les massacres de la Saint-Barthélemy , et tous les excès auxquels le fa-natisme et l’ignorance l’ont fait servir de5 . 4 *